Le bureau

Le bureau de l’association peut être contacté par courrier électronique à bureau@agile-france.org. Il est constitué des personnes suivantes:

Arnaud est un nudiste des montagnes qui aime se déguiser en informaticien aguerri, à qui on ne la fait pas, revenu de toutes les promesses faciles de logiciel pas cher qui marche, et pourtant toujours empli d’énergie pour remettre l’ouvrage sur l’établi et mieux faire, toujours mieux faire. Fervent (re)lecteur de Guy Debord, contempteur de la pensée unique et amoureux du verbe précis, évangéliste têtu de la pensé spinozienne et du lambda-calcul, Arnaud incarne la diversité provinciale de cette liste.

Antoine a commencé son initiation à l’Agile au Japon en 2001. De retour en France, il a tissé des liens avec les praticiens agiles locaux. Il a géré des projets et animé des équipes, toujours dans un esprit d’amélioration continue et de développement des personnes. Il a rejoint le bureau de l’association Agile France en 2009 pour soutenir la communauté. Coach lean spécialisé en informatique depuis 2010, il intervient auprès d’équipes de développement, de support et de production. Il les aide à découvrir elles-mêmes les clés d’une performance pérenne et d’une fierté partagée.
« Pratiquer le Lean, pour moi, c’est contribuer à faire émerger une informatique plus conviviale, à la fois pour ceux qui la font et pour ceux qui l’utilisent. ».

Emmanuel a passé les douze dernières années de sa vie à tisser des passerelles entre le monde du théâtre et celui du logiciel. Il a organisé nombre des rencontres de praticiens agiles, à une époque où lui et d’autres rêvaient d’être payés pour pratiquer l’agilité en tant que professionnels. Il est avec d’autres à l’origine de la conférence Agile France, du premier Coding Dojo (qu’il préfère appeler dojo développement), et de la conférence Agile Open France. Après plusieurs années chez Octo Technology où il a promu les méthodes agiles en interne comme en externe, Emmanuel a rejoint Pyxis Technologies France, devenue depuis la coopérative autonome /ut7, dont il est le co-gérant. Il adore coder avec les pieds, mais seulement en public.


Le bureau formule le projet qui suit.

En 2011, la « communauté » agile fêtait les 10 ans de son manifeste. La célébration d’un mot (« agile »), avancé fièrement, un cri de ralliement pour tous ceux qui se sentaient déjà dans le train et qui invitaient tous les autres à monter à bord.

 

D’anniversaire en anniversaire, nous pouvions célébrer en 2012 les 10 ans des praticiens XP – ces rencontres auto-organisées, à géométrie et fréquence variables qui allaient par la suite faire éclore un projet d’association, puis une association, puis la première conférence sur l’agilité 4 ans plus tard en 2006, qui servirait d’exemple et d’inspiration à de nombreux événements à venir, en continuité et en rupture… Mais là encore, il ne s’agirait de célébrer que la manifestation rendue visible de l’histoire d’un groupe qui se constitue et se rencontre depuis plus longtemps encore.

 

Que célébrer, au juste ? Le fait qu’on retienne une date précise pour mythifier le moment où le cours des événements bascule ? Le fait qu’une communauté soit assez fière pour se revendiquer comme telle – qu’il s’agisse d’une réalité ou non ? Le fait qu’on y est arrivé ? Arrivé à quoi, au fait ?

 

L’agilité a amélioré le quotidien des développeurs – peut-être. Elle a permis de livrer des logiciels de qualité dans les temps, qui aident leurs utilisateurs à mieux vivre – peut-être. À nos yeux, l’agilité est surtout devenue une machine à fabriquer des consultants à l’aplomb d’autant plus marqué qu’ils manquent de recul sur le contexte social, économique et culturel qui a amené des individus à forger le discours agile. Les conférences agiles, elles-mêmes, ne sont plus tant destinées à partager des techniques et des expériences qu’à faire la promotion d’entreprises dont le brillant des prospectus est inversement proportionnel à leur « passage à l’agile ».

 

Tout cela est très bien, au final. Des emplois, de nouveaux marchés, des opportunités d’apprendre et de s’améliorer. Nous aussi vivons de l’agilité, sous une forme ou une autre. Simplement, la question que nous posons ici est la suivante.

 

Est-ce le rôle d’une association de soutenir à part entière ce système ?

 

Nous pensons que non. Que le rôle d’une association, et de l’association Agile France en particulier, est de raffermir un réseau de personnes physiques, en leur offrant l’occasion de se retrouver et d’organiser des projets qui ne pourraient avoir lieu dans une logique d’entreprise. C’est donc dans cet esprit que nous vous proposons de nous ré-approprier, tous ensemble, cet espace associatif et de laisser à d’autres structures plus compétentes le soin de créer des partenariats avec les entreprises.

 

Nous voulons réaffirmer la raison d’être d’Agile France : soutenir et financer les individus qui le demandent, dans leurs projets de promotion francophone des techniques agiles de développement logiciel, quelle qu’en soit la forme. Nous voulons maintenir le soutien à l’organisation des conférences existantes avec la volonté de les réorienter vers la communauté d’intérêts des individus pour les individus.

 

Nous voulons développer de nouvelles formes d’intervention : financer des bourses pour permettre à des personnes qui n’en ont pas les moyens d’assister à des conférences en France et à l’étranger ; soutenir les initiatives de traduction d’ouvrages étrangers et de production directe ; favoriser la rencontre avec d’autres groupes en France et à l’étranger, francophones ou non ; relayer des voix peut-être moins consensuelles mais tout autant nécessaires pour alimenter le débat de ce qu’est l’agilité (avec un petit ‘a’ entre nous, s’il vous plaît) en France et aujourd’hui, dans sa diversité, ses espoirs et ses contradictions.

 

Nous souhaitons donner à l’association Agile France les moyens de ses ambitions et la liberté d’agir pour le bénéfice de ses membres, plutôt que pour celui des entreprises qui les embauchent. Au delà de fixer une cotisation d’adhésion annuelle, nous souhaitons trouver des financements alternatifs au sponsoring – qu’il s’agisse de mécénat, de subventions publiques ou du soutien d’autres associations internationales.

 

L’agilité peut être une ligne sur un CV ou un argument sur une réponse à appel d’offres. L’agilité peut aussi être un champ d’engagement et d’action pour explorer ce qu’écrire du logiciel peut être. Là est la perspective qui nous énergise, là est la feuille de route que nous comptons fermement suivre.